Quand une maison hantée ouvre un escape game, on se dit que l’on va forcément vivre une expérience étrange…
Paris, vendredi, 22h. Le manoir est fermé, les couloirs sont vides, il n’y a plus âme qui vive. Le majordome refuse de nous laisser entrer, nous insistons mais il est intraitable et vraiment trop grand pour forcer le passage. Alors que nous envisageons de faire demi-tour, nous croisons le professeur Basile, un savant un peu fou à la Indiana Jones. Il nous fait signe, nous pourrions peut-être l’aider dans sa mission de ce soir. A notre surprise, le majordome s’efface devant cette sommité scientifique, et nous suivons le professeur dans les tréfonds du Manoir…
La Crypte Maudite
Nous nous approchons du caveau de la famille Saint-Germain, un lieu qui renferme un lourd secret. Devant l’imposante porte, le professeur nous résume l’avancée de ses travaux. Il compte sur nous pour trouver un moyen d’y pénétrer et essaiera de nous protéger des divers pièges et dangers. Il sera physiquement à nos côtés pendant toute l’aventure, prêt à réagir en cas de problème grave.
Nous entrons dans l’antichambre du caveau, une belle pièce dans la pénombre. Les décors sont imposants, très réussis, très travaillés, et d’une qualité inhabituelle pour un Escape Game. Evidemment, la fouille et le contact tactile révèlent des matériaux plus proches du cinéma que de la véritable pierre, mais le résultat est tout de même bluffant. Comme à notre nouvelle habitude, notre recherche n’est pas parfaite et nous manquons un objet, mais le professeur Basile nous guide subtilement. La crypte s’ouvre enfin devant nos yeux, l’immersion est totale, les bruitages impressionnants…
Je suis le premier à pénétrer dans la salle et mon regard tombe sur une alcôve. Dans un éclair de génie, je décide de m’y cacher pour faire peur à mes coéquipiers, nous sommes là pour trembler après tout ! Je suis arrêté net dans ma progression par quelque chose qui me fait hurler de frayeur, trop tard, je suis contaminé. Le professeur entre en courant, me déplace sur une sorte de pentagramme au sol, et récite d’étranges incantations. Cette étape marque le début d’une expérience irréelle, notre équipe va passer par de nombreux cycles des hurlements et de rires, jusqu’à l’apothéose que mon amitié pour Toma m’interdit de dévoiler.
Nous progressons comme nous le pouvons, malgré des éléments perturbateurs qui paralysent notre concentration. Les énigmes ne sont pas complexes, leur résolution serait rapide dans un autre cadre et d’autres circonstances, mais tout est fait ici pour nous troubler et nous retarder. Il s’agit principalement de problèmes de logique, les spécialistes des énigmes intellectuelles risquent sans doute de rester sur leur faim mais cela nous convient totalement, vu l’ambiance. Les quelques mécanismes high-techs sont bien intégrés aux décors et il n’y a quasiment pas de cadenas. La coopération est très importante, mais pour des raisons inhabituelles que vous découvrirez une fois sur place !
La salle ne contient aucun écran puisque le professeur est avec nous tout au long de notre mission, il nous aide avec justesse et son jeu d’acteur est remarquable. Si nous avions initialement un peu peur de la présence du GM dans la room, c’est ici bien mieux fait que dans d’autres enseignes. Plus surprenant, nous découvrirons lors du debriefing qu’il n’était pas le seul à nous accompagner, un second GM surveillait notre progression par de classiques caméras. Peut-être que certains mécanismes se déclenchaient à distance, mais nous ne l’avons pas remarqué.
Après 53 minutes épuisantes, nous nous enfuyons de la crypte en courant et hurlant, l’immense porte se referme sur les secrets des Saint-Germain.
Cette expérience est étonnante, totalement atypique dans le milieu des Escape Games parisiens, de par sa conception et l’évolution de l’aventure. On y retrouve tout le savoir-faire du Manoir de Paris dans le jeu des comédiens, les costumes et le maquillage. Cette maison hantée est réputée depuis 2011 pour effrayer ses visiteurs, et son Escape Game ouvert sous l’enseigne Skeleton Key en est une suite logique. Nous vous le conseillons quelle que soit votre niveau, et s’il est possible de s’y rendre en équipe de huit, nous situons plutôt la limite à six personnes. Par contre, si vous vous évanouissez à la moindre frayeur, vous devriez peut-être envisager une autre activité…
Cet article a été initialement publié sur polygamer.com, vous pourrez y retrouver les avis des autres membres de l’équipe.
Plus d’informations sur cette salle sur le site de Skeleton Key / Le manoir de Paris.
Retrouvez tous nos articles Escape Games, nos avis et conseils sur Paris, la liste complète des enseignes et salles de Paris/IDF et les taux de réussite.
Crédits Photos : © Le manoir de Paris


Nous sommes maintenant face à la cabine téléphonique et il est trop tard pour faire demi-tour. Nous ouvrons sa porte et entrons dans un souterrain d’une époque indéterminée, peut-être Londres pendant le Blitz, Paris dans le futur, peut-être ailleurs, cela n’a pas d’importance. Nous nous précipitons sur le premier objet bleu que nous trouvons, forcément, c’est à croire que nous le faisons exprès. Une voix nous recadre gentiment…
Nous récupérons tous les éléments nous permettant de sortir à 59 minutes, et dans un grand final dont Toma a le secret, nous nous sabordons presque. Par chance nous arrivons à nous échapper à 19 secondes de la fin du temps, quelle pression !


La fouille n’est pas évidente, et nous devons repasser plusieurs fois sur chaque élément pour en découvrir les secrets. Notre équipe n’est pas très efficace et nous nous demandons si le vampire n’a pas aussi trouvé l’élixir de somnolence. Il est temps de prendre des forces et nous attaquons à pleines dents l’ail que nous avons apporté. Bien plus en forme, la suite s’enchaine beaucoup plus facilement.


C’est au moment de l’ouverture de Mafia District, la seconde salle de Team Time, que nous réalisons que nous sommes complètement passés à côté de la première. Le Bunker Zombie est pourtant ouvert depuis un an et sa thématique aurait dû nous attirer bien plus tôt. L’inspiration vient de Cubirint à Moscou, et plus particulièrement de la salle « Zombie Hour ». Sa créatrice, Ania, nous a invités à venir rencontrer ses zombies, et nous débarquons un beau jour, un peu en retard et en courant dans ses locaux proches des Grands Boulevards. L’accueil est très agréable, on prend un peu de temps pour discuter de l’enseigne, du futur bar à jeux, des évolutions, puis on passe au briefing dans les sous-sols. Après les consignes et questions habituelles, une vidéo nous présente l’histoire…
Il n’y a pas d’écran dans la salle et les retours du GM se font par des hauts parleurs qui diffusent des messages avec un accent russe prononcé. C’est parfaitement immersif et Ania nous apprendra après l’aventure que c’est la voix de son père. Des musiques et bruitages nous accompagnent tout au long de notre visite, et certains événements déclenchés à distance ajoutent un peu de stress.



























Depuis l’arrivée de la première room fin 2013 en France, plusieurs livres ont tenté de reproduire l’ambiance d’un Escape Game, le défi des énigmes et la pression du temps. Le dernier en date a été réalisé par de grands passionnés, des joueurs compulsifs qui ont écumé tout Paris et l’au-delà, Mélanie Vives, Rémi Prieur et Benjamin Bouwyn. Nous avons été conviés fin octobre à la soirée de présentation de ce livre. Tout a commencé par une éditrice qui a eu un coup de cœur pour la salle
Vous êtes membre d’un groupuscule de hackers et travaillez en secret sur un projet qui va bouleverser la planète. Vous découvrez que quelqu’un veut vous en empêcher, et devez réagir au plus vite.


Tout a commencé par une fête, enfin je crois que c’était une fête mais je n’en suis plus très certain. Je revois un panneau « One Hour », un couloir blanc, un escalier peut-être. Il me semble que nous étions déjà venus ici dans d’autres circonstances, plus effrayantes. Est-ce les cris de Toma qui résonnent encore, cela semble impossible pourtant, si longtemps après… A moins que ce soit le bébé de la place 60.
Alors que nous pensions être proches de la sortie, nous découvrons que nous en sommes encore loin et qu’il reste peu de temps. C’est un choc, cela nous fait débourrer immédiatement et tout nous revient enfin en mémoire ! Nous accélérons et franchissons la porte au bout de 58 minutes, nous dévalons les escaliers pour nous enfuir…

A quelques pas de la fin, nous rencontrons un élément extrêmement rare dans les salles, il est peu employé car problématique pour le « reset » de la room, mais toujours agréable et parfaitement dans le thème. Notre équipe de trois joueurs arrive à se libérer en 54 minutes, et avant que nous ne puissions rejoindre les canots de sauvetage, Jonathan vient nous retrouver pour le debriefing directement dans le décor.
L’accueil à l’entrée du manoir n’est pas si terrifiant, puisque trois personnes nous attendent chaleureusement, Pierre Clément, Fabien et Khaled, notre GM. Nous en profitons pour discuter des évolutions en cours chez X-Dimension, et constater que les travaux de rénovation de la réception ont bien avancé. La refonte de la salle éponyme est par contre toujours en attente (quelle idée de donner le même nom à une enseigne et à une salle), mais impossible d’obtenir une date.
Il n’y a aucun écran dans cette salle, ce qui permet une immersion encore plus forte, et les indices du Game Master sont distillés par le Talkie-Walkie qui nous a été remis en début d’aventure. Nous avions convenu avant d’entrer dans la salle que c’était à lui de nous proposer de l’aide, quand il jugeait que nous bloquions un peu trop, et il fait ça avec finesse. Nous nous échappons en 52 minutes, et retrouvons Khaled pour le débriefing directement dans les décors. Il a l’air totalement fan de sa salle et nous reparle de tous les mécanismes que nous avons rencontrés.





Commentaires