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Jeu – Herdling

1 mars 2026Laisser un commentaire

S’attacher à des gros animaux poilus, ressentir du bonheur en leur compagnie, de la tendresse, le jeu vidéo peut aussi faire du bien…

J’ai une passion pour les jeux étranges et impossibles à décrire sans donner l’impression qu’ils sont soporifiques, et pourtant ce sont souvent des petites pépites. Herdling est l’un d’eux, mais si je vous dis que vous incarnez un berger qui guide des créatures poilues dans l’ascension d’une montagne et que c’est un héritier de Journey, vous allez sans doute rire.

Tout commence par un tunnel dans une ville dépeuplée, grise, une alarme de voiture résonne au loin. Est-ce la suite d’un soulèvement, d’une guerre, ou juste du monde qui se délite, on ne sait pas. Un ou une adolescente couchée sur un carton se réveille, se lève, et sort du tunnel. Nous incarnons Via et la dirigeons dans la ville jusqu’à rencontrer un énorme animal poilu, un Calicorne. Il est coincé, nous l’aidons et il semble vouloir devenir notre ami et se faire adopter. Nous progressons ensemble jusqu’à rencontrer un second puis un troisième animal, notre petit troupeau prend forme. Nous sortons de la ville et la nature se dévoile, une montagne enneigée au loin semble être notre but, le jeu commence réellement maintenant…

Notre personnage guide son troupeau en se plaçant à l’arrière des Calicornes, comme un chien de berger qui encadrerait et aboierait pour les faire avancer dans la bonne direction. Les déplacement deviennent vite naturels, instinctifs, le troupeau court dans les champs, semble presque glisser, flotter en musique, accélère quand il rencontre des fleurs bleues. C’est apaisant, beau, porté par la superbe musique. On s’attache à son troupeau qui grandit de plus en plus. On peut nommer chaque Calicorne et il est tentant de leur donner des noms de copines et copains (mais attention aux passages du jeu où les animaux pourront succomber à des chutes ou des attaques de prédateurs).

Quelques petites énigmes parsèment le chemin vers la montage, le paysage évolue, la campagne laisse sa place à la neige, les comportements des animaux changent. Mais l’essentiel est dans les émotions, le soin que l’on apporte à notre troupeau, la peur que l’on peut ressentir ou à l’inverse le plaisir de voir les pelages des Calicornes devenir multicolores de bonheur, comme un chat qui ronronne. Quatre petites heures de jeu qui font du bien…

Cet héritier spirituel de Journey a été créé par Okomotive, le studio qui avait fait FAR. Il est édité par Panic que l’on connait pour Firewatch, Untitled Goose Game ou Thank Goodness you’re here.

Cet article a été initialement publié sur polygamer.com. Test réalisé sur PS5 avec un code envoyé par l’éditeur.

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Already Flashed n° 53 – Histoire de TLS_11

18 février 2026Laisser un commentaire

Already Flashed, le podcast sur FlashInvaders et les Space Invaders.

Maxime, le propriétaire du gite sur lequel a été posé TLS_11 dans le Tarn et Garonne, nous raconte l’histoire de cette mosaïque. De sa pose en 2017 à sa désactivation de FlashInvaders en 2024.

On retrouve dans cet épisode : TLS_11.

Enregistré le 14 février 2026.

https://www.smy.fr/podcast_flash/already_flashed_053.mp3

Retrouvez tous les podcasts Already Flashed et tous les articles sur FlashInvaders et les Invaders.

Crédits musiques et bruitages : musique M4T3O OutroQuest, bruitages de l’application FlashInvaders, bruitages du jeu Galaga Namco 1981. Crédits illustrations : © Sébastien Mougey.

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Escape Game – «Le grand hôtel de Paris» The One Escape

7 février 2026Laisser un commentaire

Un hôtel emblématique de la capitale nous accueille pour une nuit qui sera tout sauf calme…

Après de très agréables Hallucinations chimiques, le second Escape Game de The One avait eu l’honneur d’entrer dans les «Incontournables» de Polygamer en 2021, leur Crime de l’Orient Express était un très réussi mélange d’Escape et de Murder Party. Nous étions donc impatients de découvrir leur troisième aventure il y a un an, mais après discussion avec Damien, le créateur de The One, de grosses évolutions allaient arriver dans l’année 2025. Nous avons donc attendu l’automne pour nous décider et avons dû nous résigner à attendre encore, tous les créneaux étant complets pour des semaines et semaines. Ce Grand Hôtel avait déjà un succès incroyable et se retrouvait tout en haut des classements. Le meilleur était encore à venir puisque le TERPECA (le classement mondial des Escape Games) n’avait pas encore rendu son verdict, jusqu’à fin décembre et son entrée folle à la 15ème place mondiale !

C’est donc très excités par cette réussite qui semblait unanime (et un peu par peur, aussi, il faut l’avouer, surtout pour Fylo) qui nous nous rendons chez The One en ce début janvier pour enfin passer une nuit dans une des plus belles chambres de l’hôtel.

Le Grand Hôtel de Paris

Le somptueux Grand Hôtel de Paris, lieu iconique de la capitale nous ouvre ses portes le temps d’une nuit inoubliable. Il doit sa renommée à un des tout premiers ascenseurs hydrauliques jamais conçus, véritable innovation technologique infaillible en son temps…

Romane nous attend à l’accueil de l’hôtel, ou plutôt son personnage d’Églantine, et nous présente ce lieu emblématique avec enthousiasme et joie, nous ne sommes pas n’importe où ! Elle nous dirige vers le fameux ascenseur et nous allons tranquillement pouvoir rejoindre notre chambre, nos bagages nous seront portés plus tard.

Comme vous pouvez vous en douter avec la thématique Horreur de cet Escape Game, cette expérience n’est pas une simple visite d’Hôtel. Si les première secondes sont calmes, la suite est d’une intensité folle et d’une durée presque éprouvante. Il n’y a pas de simulation de torture comme dans l’Asile du Donjon, personne n’est attaché comme cela arrivait fréquemment il y a quelques années, et pourtant la pression est permanente, portée par une musique qui nous ne permet pas de souffler. Je réalise à un moment que mon stress est plus lié à l’ambiance sonore oppressante, que ce soit musicale ou de bruitages, qu’aux «surprises» rencontrées dans l’hôtel. Cette perfection sonore est accompagnée d’une perfection des éclairages, tout semble synchronisé et millimétré, à un niveau que je n’ai jamais vu. Les rares moments où je sors du jeu et reprend conscience me permettent d’apprécier à sa juste valeur ce travail incroyable de mise en scène. L’horreur est belle ici.

Les décors sont superbes, et le Game Design, ou plutôt le Level Design si on fait le parallèle avec les jeux vidéo, les met particulièrement en valeur. Les lieux se dévoilent petit à petit, parfois par un effet de lumière, parfois par une vitre à peine transparente, et on imagine la suite avec un mélange de bonheur et de frayeur. L’espace de jeu est parfaitement agencé pour évoluer au fur et à mesure de l’aventure et nous désorienter. Certains éléments de décors résonnent avec notre imaginaire des films ou jeux d’horreur.

La partie ludique est agréable, les énigmes sont plutôt intuitives, même si le stress diminue nos capacités. Des voix mystérieuses nous viennent en aide exactement quand il le faut, jamais trop tôt. Romane arrive à endosser à la perfection tous ses rôles, que ce soit dans le Game Mastering classique ou dans son excellent Role Play, mais est-elle seule dans l’hôtel ? Le scénario, l’histoire de l’hôtel, notre place dans cette histoire se dévoilent petit à petit et sont très bien conçus.

Mon enthousiasme paraît sans doute excessif, j’écris cet article le lendemain de la visite de l’hôtel, après une nuit de sommeil agitée. Je n’ai plus qu’une envie maintenant, retourner dans ce Grand Hôtel de Paris pour espérer y dormir calmement, sans faire cet étrange cauchemar d’une heure trente ! Nous en parlions à la sortie de l’aventure hier soir, il nous faudrait presque ajouter une nouvelle catégorie au-dessus des «Incontournables» pour ces rares salles où tout est perfection. Cette The One entre dans mon top absolu, après onze ans d’Escape Games, le chemin parcouru est dingue.

Cet article a été initialement publié sur polygamer.com, vous pourrez y retrouver les avis des autres membres de l’équipe.
Plus d’informations sur cette salle sur le site du The One.

Retrouvez tous nos articles Escape Games, nos avis et conseils sur Paris, la liste complète des enseignes et salles de Paris/IDF et les taux de réussite.

Crédits Photos : © The One Escape.

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Bilan ludique 2025

1 janvier 2026Laisser un commentaire

Les obsessions ludiques s’accumulent et 2025 ne déroge pas à cette façon de vivre autour du jeu.

Space Invaders

Il devient mécaniquement de plus en plus difficile de trouver des mosaïques, les villes se font maintenant rares. 9 villes flashées cette année, 136 Space Invaders (et le jalon du 2500ème), 5.110 points. Je perds inexorablement des places, 267ème au mieux. Marrakech, Orléans, Noordwijk, Ravenne, Amiens, plus de nouveau Clermont-Ferrand, Bruxelles, Londres (deux fois) et toujours Paris… Ces voyages ont été faits majoritairement en train, souvent entre copains. Nous avons pu visiter la très belle exposition Triple Trouble Fairey/Hirst/Invader à Londres.

J’ai aussi ralenti le rythme du podcast Already Flashed qui n’est plus mensuel depuis l’été 2025. Dans le même thème, j’ai publié un grand article qui reprend tous mes comptes rendus de Flash Tours.

Jeux vidéo

Une année d’incroyables surprises. Mon jeu de l’année est évidemment Blue Prince, d’une originalité folle et qui ne semble jamais s’arrêter, de mystère en mystère. Arc Raiders est aussi une surprise, je ne pensais pas accrocher à ce point à un Extraction Shooter en multi. J’ai profité de la sortie de la Switch 2 pour enfin jouer à Zelda Breath of the Wild et je comprends tout à fait pourquoi il a été sacré GOTY en 2017. Et toujours plein de petits jeux AA.

Jeux de société

162 parties sur 43 jeux, tant autour d’une table que sur Board Game Arena, une belle année. En jeux physiques Zénith, Faraway et Harmonies sont les plus joués, et en numérique Ark Nova a été mon coup de cœur avec plus de 30 parties. L’édition 2025 du festival Paris est Ludique a encore été un très bon moment.

Escape Games

On est toujours loin de nos grandes années, quand nous nous faisions enfermer presque toutes les semaines (cette phrase est bizarre hors contexte). Mais le rythme revient et nous avons vécu de très belles aventures comme UrbeXscape, le Taxidermiste de Deep Inside ou les Sorcières du Donjon.

En vrac

Coté Geocaching, 2025 fait à peine mieux que 2024 avec seulement 34 caches trouvées, on est loin de 2017 et ses 462 caches. Je prends toujours du plaisir à chercher des caches en vacances, beaucoup moins à Paris.

Très peu d’Urbex, et enfin, d’autres projets encore confidentiels ont aussi occupé cette année.

Une année qui ressemble donc encore à celles de 2022, 2023 et 2024. Est-ce que 2026 verra apparaitre une nouvelle obsession ludique ?

Crédits Photos : Illustration de l’article Pexels/Magda Ehlers

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Already Flashed n° 52 – Interview Boolbee

17 décembre 2025Laisser un commentaire

Already Flashed, le podcast sur FlashInvaders et les Space Invaders.

Boolbee est passionné d’art urbain depuis de nombreuses années. Il partage inlassablement des dizaines de milliers de photos d’oeuvres sur son site et sa carte Chilledoutco, il a organisé des expositions et de nombreuses autres choses autour du street art. Il est évidemment flasheur depuis le lancement de l’appli en 2014…

On retrouve dans cet épisode : PA_1047, DJBA_38, DJBA_39, MARS_91 à MARS_95, MARS_24, PA_129, PA_526, LDN_132, HK_32, LA_186.

Enregistré le 9 décembre 2025.

https://www.smy.fr/podcast_flash/already_flashed_052.mp3

Retrouvez tous les podcasts Already Flashed et tous les articles sur FlashInvaders et les Invaders.

Crédits musiques et bruitages : musique M4T3O OutroQuest, bruitages de l’application FlashInvaders, bruitages du jeu Galaga Namco 1981. Crédits illustrations : © Sébastien Mougey.

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Musée du Jeu Vidéo

13 décembre 2025Laisser un commentaire

Après des années à en rêver, l’association MO5 ouvre ce week-end son Musée du Jeu Vidéo à coté de Paris.

Cette association collecte, restaure et préserve depuis plus de 20 ans des dizaines de milliers d’objets du patrimoine numérique. En parallèle de sa mission de conservation, elle organise depuis des années de nombreuses expositions temporaires, comme l’excellent Game Story à Versailles l’année dernière. La suite logique était l’ouverture d’un musée permanent, qui devient réalité depuis ce week-end à Arcueil, à quelques minutes de Paris.

En tant qu’adhérent de l’association, j’ai eu la chance de pouvoir le visiter en avant-première il y a quelques jours et de me (re)plonger dans des décennies d’ordinateurs et consoles.

On y retrouve dès l’entrée la préhistoire vidéo-ludique avec le Tennis for Two de 1958 (le premier jeu vidéo au monde, avec un oscilloscope pour écran), puis l’inévitable Pong en version arcade. Ils sont tous deux jouables, comme une très grande partie des appareils présentés dans le musée. La visite se poursuit avec les micro-ordinateurs des années 1980, Commodore 64 et autres Amstrad, mais aussi un Apple II avec bien sûr Prince of Persia, jusqu’aux éternels concurrents Atari ST et Amiga présentés côte à côte comme deux anciens ennemis réconciliés.

Je profite de la visite du musée pour poser mes mains avec émotion sur l’Atari ST, j’ai repris le développement Atari il y a quelques années mais le contact physique avec la machine n’est pas comparable à l’émulation.

Des décors de chambres et salons des années 1970 et 80 montrent ces reliques ludiques dans leur habitat naturel recouvert de moquette. Les ordinateurs laissent petit à petit leur place aux consoles, NES, Megadrive, des plus rares ou d’improbables modèles quasi oubliés, avant de monter au deuxième étage qui est majoritairement dédié aux consoles « modernes ».

Après le combat Atari vs Amiga du rez-de-chaussée, c’est le Playstation vs Saturn qui se joue ici, avec Nintendo pas loin et Microsoft en embuscade. Les années défilent et je ressens moins de nostalgie ou de curiosité sur des consoles des années 2000-2010, j’ai l’impression que c’était hier. Les PC sont relégués en fin d’exposition, avant d’arriver dans une très grande pièce pour les conférences et le jeu multi.


Le coté jouable de ce musée est remarquable, car si l’on a pu croiser de vieux ordinateurs ou vieilles consoles dans d’autres musées plus généralistes, on ne pouvait généralement les observer qu’éteints à travers des vitres. Ici on peut les manipuler, y jouer et réaliser le chemin parcouru.

Musée du Jeu Vidéo
10 avenue Paul Doumer
94110 Arcueil

Cet article a été publié simultanément ici et sur polygamer.com.

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Escape Game – «Le Taxidermiste» Deep Inside

22 novembre 2025Laisser un commentaire

Retour dans les profondeurs de la Cité des Martyrs pour enquêter sur une disparition…

Comme je l’écrivais dans 2014-2024, dix ans d’Escape Games, le concept des jeux d’évasion évolue en permanence depuis une décennie. La réflexion et les énigmes laissent de plus en plus leur place, le jeu se transforme en expériences immersives, les comédiens prennent la place des GM et les joueurs deviennent spectateurs.

Dès leur première salle en 2021, Deep Inside prenait en compte toutes ces évolutions. Ainsi, le Magicien de Paris introduisait des éléments de théâtre immersif, une longue séquence y plaçait le joueur en position d’observateur. La fantastique salle suivante, le Palais de l’Horreur, reprenait la thématique horrifique dans laquelle il était fréquent que les GM interagissent avec les joueurs. La troisième, le Taxidermiste, pousse cette fois l’idée encore plus loin et avertit les équipes dès la réservation : « Cette aventure immersive n’est pas un escape game classique. Au-delà des énigmes, vous serez plongés au cœur de véritables scènes de spectacle. ». La proposition ludique franchit donc encore un pas, et c’est important à prendre en compte. De telles aventures plairont énormément à des équipes habituées et amatrices de Role Play comme la nôtre, mais devraient moins plaire à des joueuses et joueurs moins expansifs, ou celles et ceux qui aiment être en permanence dans l’action.

Le Taxidermiste

Adèle, la fille du gouverneur de la Cité des Martyrs, a disparu. Elle a été vue en compagnie du Taxidermiste, un étrange personnage masqué. Notre équipe d’enquêteurs doit tenter de la retrouver…

Après avoir franchi la fausse librairie qui fait office de diversion, nous prenons l’ascenseur qui nous descend dans la cité. C’est notre troisième venue et nous ne nous encombrons pas de déguisements, il n’est plus nécessaire d’être incognitos. Les lieux sont toujours aussi beaux, une grande toile tendue nous bloque le passage et sert d’écran pour une projection d’une belle vidéo d’introduction de notre enquête. Nous accédons ensuite à la boutique du Taxidermiste, l’aventure commence.

On pourrait presque s’habituer au côté exceptionnel des décors que l’on croise depuis quelques années, mais ce serait oublier que toutes les enseignes n’ont pas cette qualité, même en 2025. Notre pré-sélection des salles que nous jouons provoque sans doute un biais et nous avons tendance à l’oublier. Deep Inside atteint une fois de plus la perfection, les photos d’illustration le montrent, tout comme la vidéo du Taxidermiste dans les décors réels. Les éclairages et surtout la musique et les bruitages sont tout autant réussis. On ressent d’ailleurs physiquement ces bruitages, le travail de conception et de sonorisation est remarquable.

Après un twist scénaristique très bien vu, nous nous retrouvons à jouer une incroyable séquence de Role Play avec deux habitants de la Cité des Martyrs. C’est assez irréel, la comédienne et le comédien sont parfaits et je déguste avec un immense plaisir ce long moment. D’autres scènes plus statiques émaillent l’aventure et ce n’est effectivement pas un Escape Game classique, même si les fondamentaux du jeu sont toujours là. Si elles ne sont pas particulièrement originales, les énigmes sont agréables, fluides et bien intégrées. La fouille est aussi présente, tout comme l’observation, indispensable. De multiples easter eggs sont cachés dans la salle et l’on peut s’amuser à les chercher. Certaines épreuves poussent à la rapidité, mais les montées d’adrénaline sont forcément moins fortes que dans le Palais de l’horreur.

Devant nos habituels défauts de concentration (pourquoi regarder une vidéo quand plein d’éléments nous invitent au jeu et à courir partout ?), notre Game Master, Nicolas, nous recadre gentiment. Nous progressons jusqu’au dénouement de l’aventure et nous terminons sans aucune notion du temps, qui n’a d’ailleurs aucune importance dans les plus de 90 minutes nécessaires.

Nous devrions peut-être à l’avenir réfléchir à une classification différente ou séparée des expériences immersives. Le Taxidermiste déplace un peu plus la frontière, même si le jeu et les énigmes restent très présentes. Cette aventure est excellente et je n’oublierai pas sa taverne. Un dernier point, soyez attentif au Trigger Warning présent sur le site de l’enseigne, un élément très inattendu pourrait être traumatisant pour certains.

Cet article a été initialement publié sur polygamer.com, vous pourrez y retrouver les avis des autres membres de l’équipe.
Plus d’informations sur cette salle sur le site du Deep Inside.

Retrouvez tous nos articles Escape Games, nos avis et conseils sur Paris, la liste complète des enseignes et salles de Paris/IDF et les taux de réussite.

Crédits Photos : © Deep Inside.

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Jeu – Neva

2 novembre 2025Laisser un commentaire

Dans le second jeu du studio espagnol Nomada, la jeune Gris laisse sa place à Alba et sa louve Neva.

J’avais beaucoup aimé la beauté et la poésie de «Gris», son coté onirique, ses plateformes fluides, et je ne pouvais donc passer à côté de «Neva» du même studio. Dès les premiers pas, on retrouve leur patte esthétique. La direction artistique est toujours aussi belle, et fait penser cette fois à Disney époque Bambi ou Miyazaki (Hayao, pas Hidetaka, sinon on va encore dire que je suis obsédé par «Elden Ring»).

Vous incarnez Alba, accompagnée de sa louve Neva, pour purifier un monde corrompu par des forces obscures. Le jeu se découpe en quatre saisons d’une grande douceur graphique. Mais là où Gris était très contemplatif, on sent cette fois une volonté d’apporter de la difficulté et un gameplay de combat assez surprenant. Si certains, y compris au sein des Polygamer, reprochaient à Gris un gameplay bien trop simple et limité, je n’étais pas de cet avis. À l’inverse, je trouve que Neva tente une approche un peu trop Die and Retry et d’une difficulté qui n’est pas en accord avec l’ambiance visuelle et sonore. On parle de dissonance ludonarrative dans les jeux, quand il y a un conflit entre les récits de l’histoire et du gameplay, je pourrais imaginer ici le terme de dissonance ludoesthétique. Autre petit reproche, il y a parfois un problème de lisibilité des niveaux sur Switch Lite, mais c’est sans doute lié à la taille de l’écran et de son contraste.

A l’inverse des combats, les plateformes sont très agréables et souvent imaginatives. Dans un des niveaux, la gravité inversée de Gris laisse par exemple sa place à un jeu de miroir très ludique. On retrouve le plaisir du cheminement dans ce monde merveilleux, de son histoire et de ses émotions. De la même durée que son prédécesseur, le jeu se termine en cinq petites heures. Neva a reçu de nombreux prix, dont le Game Awards 2024 du meilleur jeu à message positif ou encore un Pégase 2025.

Cet article a été initialement publié sur polygamer.com. Test réalisé sur Switch avec un code envoyé par l’éditeur.

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Already Flashed n° 51 – Interview Quentin Bohlen – Radio Télévision Suisse

18 octobre 2025Laisser un commentaire

Already Flashed, le podcast sur FlashInvaders et les Space Invaders.

Quentin Bohlen est journaliste à la Radio Télévision Suisse. Il a enquêté pendant un an sur la disparition des Space Invaders de Genève et son enquête a été diffusée en juillet et aout 2025 dans le podcast « Où sont passés les Space Invaders ? ». Nous revenons sur cette enquête, sur l’art urbain à Genève, sur la cote des œuvres volées ou encore sur la récente plainte d’Invader contre Julien’s Auction.

On retrouve dans cet épisode : GNV_10 et GNV_17. Quentin parle aussi de l’artiste genevois Ygrek!.

Enregistré les 14 et 16 octobre 2025.

https://www.smy.fr/podcast_flash/already_flashed_051.mp3

Retrouvez tous les podcasts Already Flashed et tous les articles sur FlashInvaders et les Invaders.

Crédits musiques et bruitages : musique M4T3O OutroQuest, bruitages de l’application FlashInvaders, bruitages du jeu Galaga Namco 1981. Crédits illustrations : © Sébastien Mougey.

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Beurk 5 – Le Cri

5 octobre 2025Laisser un commentaire

Les articles «Beurk» présentent des découvertes gustatives étranges, des expériences bizarres, pas forcément mauvaises ni extrêmes, mais en tous cas originales.

La Norvège, ses Fjords, ses maisons colorées, ses randonnées, ses glaciers… …et le Cri de Munch. L’artiste norvégien Edvard Munch a légué à sa mort ses œuvres à la ville d’Oslo qui les expose dans un superbe musée, dont trois des cinq versions du célèbre Cri. Il y a énormément d’autres choses à y voir, mais c’est évidemment Le Cri (Skrik en norvégien) qui attire le plus le public.

Le bar et le restaurant du musée proposent un Munch Burger et des cookies 😱 qui font justement Skrik sous la dent ! Ça vous tente ?

Crédits Photos : © Sébastien Mougey

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