Une vieille malle, une lettre, des instructions pour se rendre dans un manoir abandonné, comment résister à cet Escape Game à l’ambiance très sombre.
X-Dimension fait partie des enseignes que l’on aime bien, et cela remonte à nos débuts de joueurs, avant même que nous ne commencions à chroniquer nos aventures. C’est sans doute lié à une décontraction de l’enseigne, à un mélange de belles réussites (les décors de la Perle Noire), à un côté un peu bricoleur qui a son charme, ou encore à une très grande variété d’énigmes…
C’est aussi une enseigne où nous sommes venus dans toutes les configurations, en équipe Polygamer, en famille, avec des collègues de bureau, et même avec des joueuses d’autres équipes, si bien que nous avons chacun des visions différentes des aventures, toujours réussies.
Nous allons aujourd’hui emprunter le couloir sombre d’une étrange bâtisse, à la limite de l’Urbex, et découvrir le « Manoir aux secrets »…
L’accueil à l’entrée du manoir n’est pas si terrifiant, puisque trois personnes nous attendent chaleureusement, Pierre Clément, Fabien et Khaled, notre GM. Nous en profitons pour discuter des évolutions en cours chez X-Dimension, et constater que les travaux de rénovation de la réception ont bien avancé. La refonte de la salle éponyme est par contre toujours en attente (quelle idée de donner le même nom à une enseigne et à une salle), mais impossible d’obtenir une date.
Le briefing commence, Khaled nous remet l’équipement habituel de l’enseigne, le Talkie-Walkie, nous rappelle brièvement les règles, puis nous fait nous aligner en file indienne et fermer les yeux. Nous entrons dans la room sans rien voir, la porte se ferme, et étrangement nous ne sommes pas seuls, notre GM est toujours avec nous. C’est lui qui nous présente l’histoire sans que nous puissions le voir, il incarne son personnage de manière originale et plutôt réussie.
Le Manoir aux Secrets v2
Vous trouvez dans une vieille malle en cuir une lettre qui parle d’un vieux manoir, sans doute abandonné. La curiosité est trop forte, vous décidez de vous y rendre, suivez les instructions, et arrivez enfin à pénétrer dans la bâtisse. Mais s’il était simple d’y entrer, en ressortir sera beaucoup plus compliqué…
Nous sommes maintenant seuls dans le salon du manoir, et la décoration me rappelle des cauchemars d’enfance quand je ne voulais pas aller chez ma grand-mère. Vieux papiers peints, toiles d’araignées, meubles défraichis, c’est à se demander si Thomas Gallou, le décorateur, n’a pas eu la même grand-mère que moi.

L’atmosphère n’est pas très chaleureuse, mais n’est pas non plus terrifiante, c’est plus l’abandon du lieu qui est mis en avant. Des parties entières du décor sont recouvertes de toiles d’araignées que nos petites lampes ont du mal à percer. Nous devons nous résoudre à fouiller et nous trouvons rapidement et assez facilement les premiers objets.
Si les décors semblent anciens, ils présentent néanmoins quelques surprises High Tech parfaitement intégrées. Pas de clavier, pas d’électronique visible, tout est caché mais pourtant bien là. Les mécanismes se révèlent au fur et à mesure de notre progression et certains sont vraiment originaux. Les énigmes nécessitent de la réflexion, beaucoup d’observation, et quelques pièges nous font hésiter. Il n’y a pas trop de cadenas, ni trop de mathématique, tout est assez bien dosé. Certains bruitages semblent liés à nos actions, est-ce un hasard ou encore un piège, nous ne savons pas vraiment, nous doutons, mais l’ambiance sonore est bien là.
Il n’y a aucun écran dans cette salle, ce qui permet une immersion encore plus forte, et les indices du Game Master sont distillés par le Talkie-Walkie qui nous a été remis en début d’aventure. Nous avions convenu avant d’entrer dans la salle que c’était à lui de nous proposer de l’aide, quand il jugeait que nous bloquions un peu trop, et il fait ça avec finesse. Nous nous échappons en 52 minutes, et retrouvons Khaled pour le débriefing directement dans les décors. Il a l’air totalement fan de sa salle et nous reparle de tous les mécanismes que nous avons rencontrés.
Cette v2 du « Manoir aux Secrets » date de l’été 2015, et l’on y retrouve la patte du décorateur du « Secret de la Perle Noire », même si le budget est ici plus limité. L’ambiance est réussie, les énigmes sont agréables et bien conçues. Vu les décors, on pourrait aisément imaginer un mode « frisson » ou « fantômes » à choisir avant d’entrer dans la salle, avec des musiques et bruitages plus stressants, et même des cris ! Qui sait, peut-être pour une future v3 ?
Vous aimez les vieilles maisons qui craquent ? Vous ne craignez pas un Escape Game difficile et ses 25 petits pourcents de réussite ? Alors n’hésitez pas…
Cet article a été initialement publié sur polygamer.com, vous pourrez y retrouver les avis des autres membres de l’équipe.
Plus d’informations sur cette salle sur le site de X-Dimension.
Retrouvez tous nos articles Escape Games, nos avis et conseils sur Paris, la liste complète des enseignes et salles de Paris/IDF et les taux de réussite.
Crédits Photos : Les photographies de cet article proviennent de X-Dimension









Alors que nous discutons des mécanismes, Nicolas va chercher quelque chose dans une autre pièce et revient avec une bombe formée de bâtons de dynamite, d’une minuterie et de quatre interrupteurs. C’est donc la seconde bombe que nous croisons depuis que nous sommes entrés ! Il la pose devant nous, et après une explication rapide, déclenche le mécanisme. Au premier contact le compte à rebours s’accélère, la tension monte immédiatement, et après quelques essais nous comprenons la méthode et réussissons à la désamorcer, heureux… Le mécanisme de cette bombe est un exemple d’I.A. et elle sait s’adapter aux joueurs.


Nous avons immédiatement l’impression d’être à Walnut Groove, le pré que dévalaient Laura, Mary et Carrie Ingalls ne doit pas être bien loin… De très nombreuses maisons sont visibles, dans un étonnant état de conservation. Il ne reste qu’environ cinq pourcents des constructions, mais celles qui ont résisté aux multiples incendies et aux années de neige et de soleil sont en bon état, et encore meublées. Il coutait en effet moins cher à leurs habitants de tout laisser sur place et de racheter des meubles que de les déménager. Et si parfois les ameublements frôlent la mise en scène, cela ne gâche pas pour autant le plaisir de la visite.
La température est étouffante, le soleil ne nous laisse aucun répit. Nous parcourons les nombreuses rues, passons devant la dernière église encore debout, regardons par les fenêtres comme des enfants trop curieux. La balade est surprenante, et on imagine assez bien ce que devait être la ville à la fin du XIXè siècle. Au détour d’une rue, nous croisons Greg, un français qui termine une année sabbatique au Canada et qui est tout autant passionné de photo que nous, la conversation s’engage très vite, c’est un bon souvenir.

Le premier contact avec Pierre, notre guide touristique, se fait dans les immenses locaux de la rue Léon Jost. Jusqu’à cinq excursions peuvent se dérouler ici en parallèle, ce qui en fait l’aventure la plus « multipliée » de Paris. Vu la taille du lieu, nous nous attendons à ce que notre GM nous remette des étiquettes pour nos bagages et nous demande de le suivre à la pointe de son parapluie, comme une horde de touristes en vacances. Ce n’est étonnamment pas le cas, l’accueil est très agréable et le briefing se passe chaleureusement. Nous pouvons découvrir l’histoire qui nous attend dans le calme.


Nous sommes accueillis par notre Game Master qui nous annonce que le célèbre Jigsaw a passé un accord avec l’enseigne. En échange d’une certaine tranquillité, cette dernière doit lui fournir régulièrement de nouvelles victimes… en l’occurrence, nous. Vient un petit rappel des films dont est inspirée la salle, et surtout de la psychologie du tueur en série. Il n’est évidemment pas nécessaire de maitriser l’histoire pour apprécier l’aventure que nous allons vivre.


La pièce a été créée fin 2014 par Chloé, épaulée de Fibre Tigre pour la conception des énigmes. Si la surface a été agrandie depuis, elle est toujours dans une petite rue perpendiculaire au boulevard de Strasbourg. Les bureaux sont encore plus agréables aujourd’hui, plus spacieux, et décorés d’un surprenant et très réussi feuillage en papier. 








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