Effets secondaires du Geocaching : Risque de comportements étranges se transformant progressivement en folie assumée…
Après une récente introduction au Geocaching, voici un nouvel article sur une facette imprévisible de cette chasse aux trésors. Si cette activité peut paraître initialement toute simple, se déplacer jusqu’à des coordonnées GPS et fouiller à la recherche d’une boîte cachée, sa pratique réserve d’étonnantes surprises.
Sans avoir encore fêté ma première année de Geocacheur, je me suis déjà retrouvé dans un nombre incroyable de situations farfelues, à faire des choses vraiment surprenantes. La première fois, j’ai pensé que c’était juste exceptionnel, inhabituel, mais la répétition à fini par me convaincre que ce jeu est complétement fou, ou plutôt que ses joueurs sont fous… Et puisque j’assume aussi cette folie, voici quelques situations bien réelles, vécues tout au long de ces derniers mois de jeu.
– Grimper à un panneau de stationnement interdit. Imaginez-vous en ville, dans une rue plutôt passante, à guetter le moment où on ne vous verra pas grimper à 2m50.
– Creuser dans la neige à 3200m d’altitude. Alors que tout le monde est là pour le plaisir du ski, le geocacheur va continuer à monter au-delà du téléphérique, juste pour chercher sous une antenne relais.
– Entrer dans un souterrain rempli de mouches. Personne n’aurait l’idée d’entrer dans ce tunnel qui abrite sans aucun doute un cadavre… enfin presque personne.
– Fouiller le long du Palais de l’Élysée. Sous le regard des caméras de surveillance, des rondes de gendarmes toutes les minutes, des militaires en poste… ou la quasi-certitude d’être repéré.
– Passer une heure et demie dans une bibliothèque. Rien de surprenant, sauf quand le seul but est de résoudre une énigme et que le millier de pages du livre concerne la famille royale anglaise et l’histoire de l’Angleterre du XIè siècle à nos jours.
– Utiliser une échelle en plein ville. Une cache est inaccessible ? Il suffit d’en parler à d’autres geocacheurs pour trouver quelqu’un qui a une échelle télescopique dans sa voiture ! Comme si c’était naturel et que tout le monde se promenait avec son échelle.
– Se réveiller tôt. Quelle idée de décaler son réveil un matin en semaine pour être le premier sur une cache mystère très compliquée. Évidemment, en étant accompagné d’un copain aussi fou…
– Emprunter une chaise dans un bar. Demander gentiment à un barman si on peut lui emprunter une chaise pour aller chercher quelque chose le long de l’hôtel voisin, et voir un grand sourire sur son visage.
– Lacer des chaussures sans lacets. Relacer ses chaussures pour pouvoir se pencher discrètement au ras du sol, réaliser qu’elles n’ont pas de lacets, continuer le mouvement très naturellement.
– Grimper à un arbre en tenue de running. Mais qui a pu placer une si belle cache sur ce chemin, à 5m de haut dans un arbre ? Résultat, le short et le tee-shirt de course à pied ne sont pas du tout adaptés.
– Chercher un lutin. Les lutins existent évidemment, qui en douterait ? Ils mesurent environ 20 centimètres de haut et se cachent en forêt sous les troncs !
Ceci n’est qu’un petit aperçu de ce que le Geocaching peut vous amener à faire de bizarre. Évidemment, rien ne vous y oblige, vous pouvez aussi décider qu’une cache n’est pas pour vous et ne pas insister… …mais vous risquez de le regretter.
Est-ce que je dévoile le nom du cinglé qui s’est aussi levé plus tôt pour un co-FTF, hein Tof ? Et la propriétaire de l’échelle télescopique, Gaïa15 ?

Crédits Photos : © Sébastien Mougey, sauf la vidéo qui est d’Alice, la fourbe !


Nous sommes maintenant face à la cabine téléphonique et il est trop tard pour faire demi-tour. Nous ouvrons sa porte et entrons dans un souterrain d’une époque indéterminée, peut-être Londres pendant le Blitz, Paris dans le futur, peut-être ailleurs, cela n’a pas d’importance. Nous nous précipitons sur le premier objet bleu que nous trouvons, forcément, c’est à croire que nous le faisons exprès. Une voix nous recadre gentiment…
Nous récupérons tous les éléments nous permettant de sortir à 59 minutes, et dans un grand final dont Toma a le secret, nous nous sabordons presque. Par chance nous arrivons à nous échapper à 19 secondes de la fin du temps, quelle pression !


La fouille n’est pas évidente, et nous devons repasser plusieurs fois sur chaque élément pour en découvrir les secrets. Notre équipe n’est pas très efficace et nous nous demandons si le vampire n’a pas aussi trouvé l’élixir de somnolence. Il est temps de prendre des forces et nous attaquons à pleines dents l’ail que nous avons apporté. Bien plus en forme, la suite s’enchaine beaucoup plus facilement.


C’est au moment de l’ouverture de Mafia District, la seconde salle de Team Time, que nous réalisons que nous sommes complètement passés à côté de la première. Le Bunker Zombie est pourtant ouvert depuis un an et sa thématique aurait dû nous attirer bien plus tôt. L’inspiration vient de Cubirint à Moscou, et plus particulièrement de la salle « Zombie Hour ». Sa créatrice, Ania, nous a invités à venir rencontrer ses zombies, et nous débarquons un beau jour, un peu en retard et en courant dans ses locaux proches des Grands Boulevards. L’accueil est très agréable, on prend un peu de temps pour discuter de l’enseigne, du futur bar à jeux, des évolutions, puis on passe au briefing dans les sous-sols. Après les consignes et questions habituelles, une vidéo nous présente l’histoire…
Il n’y a pas d’écran dans la salle et les retours du GM se font par des hauts parleurs qui diffusent des messages avec un accent russe prononcé. C’est parfaitement immersif et Ania nous apprendra après l’aventure que c’est la voix de son père. Des musiques et bruitages nous accompagnent tout au long de notre visite, et certains événements déclenchés à distance ajoutent un peu de stress.


Si le récepteur GPS de randonnée était historiquement l’accessoire indispensable du geocacheur, il tend à être remplacé par un simple smartphone. Beaucoup plus facile d’utilisation, il suffit d’y installer une des nombreuses applications de Geocaching, de sélectionner une cache proche et de partir la trouver…




























Depuis l’arrivée de la première room fin 2013 en France, plusieurs livres ont tenté de reproduire l’ambiance d’un Escape Game, le défi des énigmes et la pression du temps. Le dernier en date a été réalisé par de grands passionnés, des joueurs compulsifs qui ont écumé tout Paris et l’au-delà, Mélanie Vives, Rémi Prieur et Benjamin Bouwyn. Nous avons été conviés fin octobre à la soirée de présentation de ce livre. Tout a commencé par une éditrice qui a eu un coup de cœur pour la salle
Vous êtes membre d’un groupuscule de hackers et travaillez en secret sur un projet qui va bouleverser la planète. Vous découvrez que quelqu’un veut vous en empêcher, et devez réagir au plus vite.


Le conducteur m’explique entre Auber et Chatelet le fonctionnement des différents équipements, mon sourire est indescriptible et la vue depuis la cabine incroyable. L’arrivée en gare de Chatelet se fait par un virage en montée, à peine sensible en tant que passager mais bien visible d’où je suis. Il démarre, sort de la gare, et me propose de prendre les commandes. Ai-je bien entendu ?


Tout a commencé par une fête, enfin je crois que c’était une fête mais je n’en suis plus très certain. Je revois un panneau « One Hour », un couloir blanc, un escalier peut-être. Il me semble que nous étions déjà venus ici dans d’autres circonstances, plus effrayantes. Est-ce les cris de Toma qui résonnent encore, cela semble impossible pourtant, si longtemps après… A moins que ce soit le bébé de la place 60.
Alors que nous pensions être proches de la sortie, nous découvrons que nous en sommes encore loin et qu’il reste peu de temps. C’est un choc, cela nous fait débourrer immédiatement et tout nous revient enfin en mémoire ! Nous accélérons et franchissons la porte au bout de 58 minutes, nous dévalons les escaliers pour nous enfuir…

A quelques pas de la fin, nous rencontrons un élément extrêmement rare dans les salles, il est peu employé car problématique pour le « reset » de la room, mais toujours agréable et parfaitement dans le thème. Notre équipe de trois joueurs arrive à se libérer en 54 minutes, et avant que nous ne puissions rejoindre les canots de sauvetage, Jonathan vient nous retrouver pour le debriefing directement dans le décor.

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