Un hôtel au Portugal dont les travaux semblent figés depuis des décennies…
Comme souvent dans mes sorties Urbex, c’est le hasard qui est à l’origine de la découverte. Tout a commencé cette fois par le GPS de la voiture de location qui délire et décide de nous faire prendre un chemin complètement inhabituel. Nous sommes en vacances dans le sud du Portugal et nous le suivons sans réfléchir, même si nous commençons à connaître la route. Nous traversons des champs d’orangers et au détour d’un virage, trois immenses bâtiments en construction apparaissent. Plus nous nous en approchons, plus nous ressentons quelque chose d’étrange. Les travaux semblent arrêtés depuis des années, les immeubles sont figés, même si les grues sont toujours présentes.

L’occasion est évidemment trop belle, et nous décidons de visiter ce qui aurait dû être un hôtel ou une résidence de tourisme, frappé en pleine construction par la crise de 2008. Trois bâtiments, trois étages chacun, 8 chambres ou appartements à chaque étage, donc 72 appartements identiques à des étapes d’avancement très différents. Dans le bâtiment le plus avancé, les salles de bain sont carrelées, quand dans l’immeuble opposé les étages ne sont pas terminés et les armatures métalliques ressortent du béton.

Les gaines de chauffage ou de climatisation tombent du plafond et dansent avec le vent, des oiseaux s’envolent à notre passage et nous font quelques frayeurs. Les couloirs sont immenses, les travaux pourraient presque reprendre. Quelques pièces sont tagguées.

En ressortant, nous visitons deux containers de chantiers qui servaient sans doute de bureaux, des centaines de documents sont éparpillés au sol. Nous retrouvons des plans d’autres constructions, des calculs de poutrelles métalliques, des certificats de sécurité datés du milieu des années 2000. Une fois rentrés en France, difficile de trouver plus d’informations sur cette construction. Les faillites étaient très nombreuses lors de la crise qui a touché durement le Portugal en 2008.

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Crédits Photos : © Sébastien Mougey, sauf la vue aérienne Google, Aerodata International Surveys, CNES / Airbus, Maxar Technologies














De longs travaux sur un immeuble voisin rendent l’œuvre inaccessible, elle est juste visible au travers d’une palissade de chantier. Je déplace provisoirement la cache en espérant que la mosaïque survive au ravalement. La palissade est retirée à l’automne 2020, mais la boîte à musique a été arrachée. C’est avec tristesse que je lis les logs des geocacheurs déçus.







La folie guettait, sournoise, et j’aurais dû me méfier au printemps 2018 lors de la création de ma première carte des Invaders parisiens. Je voyais ça comme un loisir un peu geek, le plaisir de rechercher et reconnaître les emplacements depuis des photos, mélangé au plaisir du développement logiciel pour agréger des données de sources différentes et générer une cartographie. Mes copains geocacheurs plongeaient de plus en plus dans ce monde des Invaders, mais je pensais pouvoir résister.















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