Un puzzle game étrange basé sur la compréhension de langues inconnues, tout ce qu’il faut pour éveiller ma curiosité…
Les probabilités que vous n’ayez jamais entendu parler de Chants of Sennaar sont quasi nulles, vu le succès critique incroyable qu’a rencontré ce jeu, jusqu’à son sacre aux Pégases 2024. Mais imaginons l’invraisemblable…
Vous y incarnez un personnage qui semble s’être perdu dans un monde qui n’est pas le sien, où il ne comprend pas les langues qu’il va devoir petit à petit apprendre à décrypter. On pense au premier contact immédiatement à une tour de Babel, d’autant que le jeu est structuré en étages successifs ou vivent des peuples différents, avec des langues différentes. La compréhension des langues va vous permettre de résoudre des mécanismes de plus en plus complexes, qui font de Chants of Sennaar un puzzle game très original.

Si les premiers glyphes, les premiers mots, se comprennent aisément, il vous faudra par la suite faire des hypothèses jusqu’à ce que le jeu valide vos traductions par un système intelligemment conçu, et vous permette de continuer votre apprentissage, votre voyage. La difficulté est croissante d’étage en étage, au fur et à mesure de l’évolution des peuples et de leurs structures de langues. Les premiers ne maitrisent par exemple pas le pluriel et vont répéter deux fois un mot, là où les suivants auront un glyphe de pluriel, jusqu’au scientifiques bien plus évolués…
La direction artistique du jeu est superbe, envoutante, certains passages ont une architecture improbable, labyrinthique, très Eschérienne, qui donne en permanence envie de faire des captures d’écran. L’ambiance sonore est aussi remarquable. Une démo est disponible et permet de découvrir le premier niveau, même si elle s’arrête un peu tôt et ne permet pas d’entrevoir toutes les possibilités du jeu et de ses mécanismes.
Chants of Sennaar est une petite merveille, tout simplement…

Quelques petits conseils pour arriver à la fin du jeu :
- Notez les structures de phrases de chaque peuple (position du sujet, du pluriel, du verbe, de la négation) car vous devrez faire dialoguer les peuples entre eux.
- Notez aussi les mécanismes rencontrés et les chemins pour y accéder, mais aussi certains passages qui vous semblent étranges, vous comprendrez plus tard pourquoi. Autant j’arrive à être méthodique dans les Escape Games (enfin surtout au début, il y a quelques années), autant je ne l’ai jamais été sur les jeux vidéo et cela m’a manqué ici.
- N’interrompez pas ce jeu par un autre et concentrez-vous sur sa douzaine d’heures, ce que je n’ai évidemment pas fait et y revenir pour le finir n’a pas été simple.
- Et enfin, si vous avez le choix, jouez-y plutôt sur un PC avec son clavier ou sur Switch avec son écran tactile, car il faut noter les hypothèses de traduction.
Cet article a été initialement publié sur polygamer.com.














Le GM intervient à de nombreux moments, dans des rôles très différents. Si certaines de ses incursions sont réussies, d’autres prêtent nettement plus à sourire et me sortent de l’immersion.
Oriane nous parlait lors du briefing d’un druide terrifiant, il se peut que nous ayons trouvé son passage secret. Nous progressons et le décor change totalement, plus de travaux, nous sommes transportés au temps des Gaulois, mais pas ceux très colorés des BD d’Uderzo et Goscinny. La température se rafraîchit d’un coup (est-ce notre imagination ?), tout devient plus sombre et inquiétant.
Nous progressons dans le tunnel et le train est bien là, caché sur une voie détournée. Les décors sont de toute beauté, et pourtant nous n’avons encore rien vu. Parler du wagon restaurant ne dévoile aucun secret puisque ce sont les photos de communication de l’enseigne, et tout le reste est à l’avenant. Si nous devions faire un reproche à ce moment de l’aventure, ce serait sur les éléments de décors collés, qui cassent un peu l’immersion. Fylo en parlera sans doute dans sa partie, pour ma part ça ne me dérange pas outre mesure.




A la relecture, je me rends compte que je n’ai pas parlé des infectés, ou si peu. Les claqueurs qui tuent en un coup sont toujours présents, leurs bruits provoquent les mêmes sensations, effrayantes. L’infiltration est toujours indispensable, au risque de manquer de munitions.



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