Un Escape Game n’est pas qu’une succession d’énigmes, de cadenas et de pièces. C’est aussi une interaction permanente entre un Game Master et des joueurs, et c’est presque le plus important !
Cet article a été rédigé à chaud, juste après une énième aventure désastreuse qui aurait pu tourner tout autrement si le Game Master avait suivi notre équipe…
Game quoi ?
Le Maitre du jeu ou Game Master en Anglais accompagne les joueurs pendant un Escape Game. On pourrait croire que son rôle n’est que de venir en aide aux joueurs en détresse, mais c’est en fait bien plus que ça.
Citons, entre autres :
– Le briefing avant la partie, le rappel des règles et de l’histoire
– La mise en condition des joueurs, et quand le scénario le nécessite, l’incarnation d’un rôle de l’histoire
– Le suivi du déroulement de l’aventure avec l’aide aux joueurs, l’adaptation de la difficulté de la salle, la gestion des problèmes techniques et enfin le plus important, l’immersion des joueurs
– Le débriefing, avec l’explication de ce que les joueurs n’ont pas compris, et la remontée d’éventuelles remarques en vue d’améliorations
– Le « reset » de la salle pour l’équipe suivante
Nous allons plus particulièrement nous intéresser au cœur de l’aventure, les 60 minutes de jeu, et comprendre pourquoi le Game Master a un rôle prépondérant dans le succès d’une salle. L’expérience vécue est entre ses mains.
Le Game Mastering est un Art…
Dans un monde idéal, le GM est dédié à votre mission et ne s’occupe donc que de vous. Il maitrise totalement sa salle, suit 100% des discussions et réflexions des joueurs, et sait exactement où vous en êtes. Les meilleures enseignes fonctionnent selon ce principe et cela se ressent inévitablement.
Nous citons à chaque fois les parisiens de One Hour qui ont élevé le Game Mastering au rang d’art. Sans être physiquement dans la salle, leur GM est avec vous, et parfois même contre vous. Il va pouvoir adapter le jeu à votre niveau et trouver des subterfuges pour ralentir votre progression si vous êtes trop doués. Sa folie n’a pas de limite et il peut même extraire des joueurs en cours de partie ! On comprend donc que le rôle du GM n’est pas limité à aider les joueurs perdus mais peut permettre de sublimer une mission. Si cette enseigne excelle, elle n’est pas la seule et de nombreuses autres ont compris l’importance et le rôle du GM.

Un autre point très important et la gestion en temps réel des problèmes techniques. Cela peut aller du simple cadenas qui bloque au mécanisme High Tech qui ne fonctionne pas comme prévu. Les salles sont de plus en plus technologiques et cela peut entrainer de nombreux soucis. Lors de notre visite de Labsterium en 2016, nous avions découvert que des chemins parallèles étaient parfois prévus et que le GM pouvait diriger les joueurs vers ces solutions sans qu’ils ne se rendent compte du bug.
Après ces notes agréables, venons-en au cœur du problème, les cas où le GM est néfaste pour l’aventure.
Le Game Mastering est un drame…
Dans le monde réel, le GM n’est parfois pas exclusivement pour vous. Une fois les salles construites, le personnel devient le poste de dépense le plus important d’une enseigne et certaines sont tentées de réduire le nombre de salariés. Le GM suivra donc plusieurs équipes en parallèle ou s’occupera du rangement d’une salle pendant que des joueurs sont dans une autre…
Certaines sociétés parisiennes sont réputées pour cela et le résultat est souvent catastrophique. Il nous est arrivé de nous promener plus de trente minutes dans une salle avec un élément cassé qui n’aurait jamais dû être détaché de son support, à le montrer aux caméras en demandant si c’était normal, sans obtenir de réaction. Cette même enseigne avait truffé ses énigmes, tiroirs, portes d’étranges capteurs. Nous en avions déduit qu’un système informatique devait mesurer le temps de progression et être capable de prévenir le GM quand il y avait du retard et donc lui éviter de surveiller en permanence chaque équipe.
Mais sans tomber dans ce travers extrême, il peut aussi simplement y avoir des GM peu inspirés ou fatigués. Il nous est arrivé d’avoir besoin d’aide dans une salle difficile et d’avoir pour seule réponse la même phrase répétée inlassablement. Nous ne l’avons pas comprise la première fois, ni la deuxième, la troisième, la quatrième fois. Au bout de dix minutes tout le monde était totalement sorti du jeu. A l’opposé, nous avons aussi eu des cas où les aides étaient données bien trop rapidement alors que nous bloquions à peine, pour finir par sortir en 45 minutes. Ajoutons des aides sur des énigmes déjà résolues et même des solutions données directement.
L’aventure dont nous parlions en introduction et qui a donné l’idée de cet article vient d’ouvrir. Sa conception fait que l’on doit trouver le moyen d’entrer nous même dans la salle. Nous étions deux ou trois à manipuler un code quand un joueur a trouvé une porte secrète qui permettait d’accéder à une autre pièce. Nous sommes entrés un par un, avons commencé à fouiller, à trouver des éléments et c’est seulement au bout de longues minutes que le GM a remarqué que nous n’étions pas du tout où il fallait mais dans la pièce finale de l’aventure !
Nous pourrions raconter pendant des heures nos mésaventures, les pannes d’électricité d’une partie des mécanismes, les énigmes court circuitées au point de résoudre la finale en moins d’un quart d’heure, etc. Dans la majorité de ces cas, un GM attentif aurait pu régler immédiatement le problème et faire en sorte que le jeu ne soit pas gâché.
Pourquoi raconter tout ceci ? Peut-être pour que certaines enseignes prennent conscience de l’importance du Game Mastering. Une équipe qui vient jouer à un Escape Game vient pour s’amuser et réfléchir. Le lieu, les décors, les énigmes comptent pour beaucoup, mais en payant 120 euros pour une heure de jeu, les joueurs peuvent s’attendre à avoir une équipe dédiée qui va leur donner la meilleure expérience possible. Sinon ces joueurs finiront par retourner devant leur console et déserter ce formidable loisir.
N.B. Nous n’avons volontairement cité qu’une seule enseigne dans cet article, celle qui représente pour nous l’excellence du Game Mastering, il y en a évidement d’autres très bonnes. Nous n’avons pas souhaité nommer les enseignes problématiques, le but de cet article n’étant pas de distribuer des mauvais points.
Cet article a été initialement publié sur polygamer.com.
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Nouvelle douche en 2012, je développe à l’époque des jeux débiles sur iPhone avec toute une série de 



Nous avons largement de quoi occuper les membres de notre équipe de scientifiques, il y a de la fouille, de l’observation, des éléments d’énigmes partout et ils sont globalement dans le thème. La room pourrait ne pas sembler linéaire alors qu’elle l’est totalement. Les cadenas sont peut-être un peu nombreux, mais un système simple permet de les repérer et d’avancer étape par étape. Certaines énigmes demandent de la collaboration, et une bonne dose d’adresse pour l’une d’elle. Il y a plusieurs moyens de la résoudre et si vous n’avez que des mains gauches, vous devriez pouvoir trouver une solution en trichant un tout petit peu. Comme un coéquipier est champion de France de Docteur Maboul, nous la passons très rapidement. D’autres manipulations sont très originales et nous adorons jouer aux petits chimistes. Enfin, certains textes sont en anglais et pourraient rebuter les équipes anglophobes, mais le GM nous assure que cela est très rare et que les mots utilisés sont très simples.




Le premier contact avec la jungle et les abords du temple est étonnant. Nous sommes littéralement transportés et l’atmosphère est incroyable, il y a un très beau travail de décors. La jungle est bien là, l’éclairage réussi et même s’il manque des bruitages, l’immersion est parfaite. Comme dans beaucoup d’aventures, la première épreuve consiste en une fouille minutieuse des lieux. Et comme dans beaucoup de nos aventures, nous passons à côté d’un élément important. Une fois ce point réglé, le premier casse-tête apparaît et nous imaginons assez bien ce qu’il faut faire, sauf que cela ne fonctionne pas. Nous insistons sur la manipulation à effectuer, varions les mouvements, mais toujours rien. Après un long moment et sans action de notre part, la jungle prend vie, des bruitages d’oiseaux se font entendre, étrange, il n’y en avait pas jusque là. La GM nous signale alors qu’un problème électrique a perturbé le début de notre mission et qu’elle va nous ajouter 7 minutes de temps supplémentaire. La fameuse manipulation fonctionne enfin, mais nous sommes malheureusement déjà un peu sortis du jeu et nous n’y rerentrerons plus vraiment…



Fox in a Box est une entreprise d’origine Serbe et Autrichienne qui a su s’étendre dans le monde entier par l’intermédiaire d’un important réseau de franchises. L’enseigne parisienne avait déjà importé trois scénarios en aout 2015 avec le laboratoire zombie, la banque et le bunker. Cette même franchise sort maintenant des limites de la capitale pour s’installer à Boulogne et en profite pour ouvrir trois autres scénarios, la prison, le tueur du Zodiac et le mystère de Tesla.
La chambre est très réussie, le décor parfaitement crédible. Le faux plafond de bureau est ici aussi présent, mais cela me dérange paradoxalement beaucoup moins que dans le Zodiac, cela tient sans doute à la richesse du mobilier, de la tapisserie, des objets. L’éclairage est étudié et du jazz vient parfaire l’ambiance, c’est confortable, cosy, et ce point est particulièrement travaillé puisque la musique évolue pour laisser place à des bruitages en fonction de notre progression. 

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